En Afrique subsaharienne, les inégalités entre hommes et femmes ont la peau dure,  une situation persistante confirmée par le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement( PNUD) qui chiffre à près de 95 milliards le manque à gagner de ces pratiques.

Le continent africains, et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne,  offre un terroir fertile aux inégalités des genres. Que ce soit à cause de facteurs politiques, économiques, sociaux ou autres, le constat est similaire et aboutit aux même conséquences: un déséquilibre économique lié aux inégalités entre hommes et femmes.

Dans son rapport 2016 sur le développement humain en Afrique, le PNUD dresse un triste constat de l’impact économique de la situation des femmes au niveau des pays d’Afrique subsaharienne. Les disparités entre les sexes coûtent extrêmement cher à ces pays.

Et ce n’est pas tant le niveau de scolarisation des femmes ou encore leur travail qui font perdre de l’argent aux pays africains. C’est surtout le domaine où elles exercent leurs métiers respectifs et la valeur ajoutée à l’échelle nationale de leur travail qui nourrissent ce déséquilibre des genres.

En effet, près de 60% des femmes travaillent en Afrique subsaharienne. Mais à l’inverse de leurs homologues masculins, les femmes sont le plus souvent désavantagées au niveau des salaires et leur travail  dépend bien souvent du secteur informel. Par conséquent, leur impact au niveau de la valeur ajoutée nationale est minime.

Afin d’inverser cette donne, certains pays africains ont entamé depuis le début des années 2000 un plan de lutte contre l’exclusion professionnelle des femmes. C’est par exemple le cas du Maroc qui a largement investi dans la scolarisation des femmes et notamment celles qui sont en âge de travailler. Des écoles spécifiques dédiées à la lutte contre l’analphabétisme ont ainsi vu le jour.

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