Burkina Faso : Au moins quarante gardes forestiers tués dans une attaque jihadiste dans l’est du pays

La violence jihadiste continue de s’intensifier, au Burkina Faso. Une quarantaine d’agents des eaux et forêts, corps paramilitaire chargé notamment de la surveillance des zones protégées, ont été tués samedi lors d’une attaque visant un poste forestier dans l’est du pays, selon des sources sécuritaires.

L’assaut a été revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, qui affirme avoir abattu « 50 soldats burkinabè ». Cette attaque s’inscrit dans une série d’opérations menées ces derniers jours dans le nord et l’est du pays, où plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort.

Le poste forestier de Tandjari, situé dans la province du Gourma, a été pris pour cible lors d’un assaut particulièrement meurtrier. Plusieurs corps ont été transférés vers Fada N’Gourma pour être inhumés, tandis que d’autres, gravement brûlés, n’ont pu être récupérés.

Selon des sources sécuritaires, les assaillants auraient rassemblé des dizaines de corps dans des tranchées creusées autour du poste, avant de s’emparer des armes des victimes et de se retirer avant l’arrivée de renforts. Les gardes forestiers, moins lourdement équipés que les unités militaires, auraient été particulièrement exposés.

Le même jour, la ville de Titao, dans le nord-ouest du pays, a également été visée par une attaque qui a coûté la vie à une dizaine de civils, dont plusieurs commerçants étrangers. L’armée affirme avoir repoussé l’offensive après des affrontements.

D’autres positions militaires ont été ciblées ces derniers jours dans différentes régions, illustrant la capacité des groupes armés à mener des attaques coordonnées sur plusieurs fronts.

Dirigé par le président, capitaine Ibrahim Traoré, le pays reste confronté aux violences liées aux groupes jihadistes.