Un nouvel accident impliquant un autocar de transport de voyageurs a fait six morts et 19 blessés, jeudi matin, sur la Route nationale 79 reliant Constantine à Mila, dans l’est de l’Algérie, selon un communiqué de la Protection civile.
D’après les autorités, le bus a dérapé avant de basculer dans un ravin. Les équipes de secours sont rapidement intervenues pour évacuer les blessés vers les structures hospitalières et transférer les victimes décédées à la morgue de l’hôpital de Constantine.
Il s’agit du troisième accident mortel impliquant un autocar en moins d’une semaine dans le pays, portant à 38 le nombre de morts et à 111 celui des blessés recensés lors de ces trois drames.
Le premier accident s’était produit vendredi dernier près d’Alger. Un bus de transport de voyageurs s’était renversé, faisant 28 morts et 49 blessés. Selon les premiers résultats de l’enquête communiqués par le parquet près le tribunal de Boumerdès, le conducteur, décédé dans l’accident, conduisait sous l’emprise de stupéfiants et circulait à 121 km/h sur une route où la vitesse maximale autorisée était de 60 km/h.
Le deuxième drame est survenu le 1er août dans la wilaya de Timimoun, au sud-est du pays. Une collision entre un autocar assurant la liaison Batna-Adrar et un poids lourd avait coûté la vie à quatre personnes, tandis que 43 autres avaient été blessées, selon la Protection civile.
Au-delà des responsabilités individuelles, plusieurs experts indépendants en sécurité routière estiment que ces accidents ne peuvent pas être attribués uniquement aux conducteurs. Ils soulignent que l’état souvent dégradé des pneumatiques, le manque d’entretien de certains autocars, ainsi que la vétusté ou la dégradation de nombreuses infrastructures routières constituent également des facteurs majeurs de risque.
La succession de ces accidents relance ainsi le débat sur la sécurité du transport interurbain de voyageurs en Algérie et sur la nécessité d’une approche globale pour réduire le nombre de drames sur les routes.
