Sahara : Le Polisario défie les Etats Unis en poursuivant ses attaques contre le Maroc

Le Front Polisario poursuit ses annonces d’opérations militaires contre les Forces armées royales marocaines, dans un contexte où la pression politique s’intensifie à Washington en faveur de son inscription sur la liste américaine des organisations terroristes. Plusieurs sénateurs et membres de la Chambre des représentants des Etats-Unis ont appelé l’administration américaine du président Donald Trump  à examiner cette désignation, estimant que les activités du mouvement constituent une menace pour la stabilité régionale.

Dans ce contexte particulièrement grave, l’agence Sahara Press Service  du Polisario (SPS) basée dans une caserne militaire en Algérie, a annoncé une nouvelle série d’attaques revendiquées contre des positions marocaines.

Selon un communiqué du soi-disant ministère de la Défense nationale de la République arabe sahraouie démocratique autoproclamée, relayé par l’agence SPS, des unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené, mercredi après-midi, un bombardement contre une position de soutien de l’armée marocaine dans la région d’Ouin Terkat, dans le secteur de Smara.

Le communiqué affirme que cette opération s’inscrit dans la stratégie de « guerre d’usure » revendiquée par le Polisario. Il soutient également que les combattants sahraouis poursuivent leurs opérations contre les positions marocaines et que les Forces armées royales seraient contraintes à une posture défensive. 

Quelques jours plus tôt, le 1er août 2026, un autre communiqué diffusé par l’agence SPS faisait état d’attaques revendiquées dans le secteur d’Amgala. Selon cette source, des unités avancées de l’APLS auraient bombardé les positions marocaines dans les zones d’Amgli Ghaliya et d’Amgli Dchera dans la soirée du 31 juillet, affirmant avoir infligé des pertes humaines et matérielles aux forces marocaines. Là encore, ces déclarations proviennent exclusivement des organes de communication du Polisario.

Ces nouvelles revendications interviennent alors que le débat prend de l’ampleur aux Etats-Unis sur le statut du Front Polisario. Plusieurs élus américains ont demandé à l’administration américaine d’étudier son inscription sur la liste des organisations terroristes étrangères, invoquant les risques sécuritaires dans la région du Sahel ainsi que les liens présumés avec des réseaux terroristes et des groupes armés comme le Hamas, le Hezbollah Libanais, les Houthis ainsi que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) opérant dans la région du Sahel.

Dans cette situation sensible, la poursuite des annonces d’opérations militaires par le Polisario apparaît comme un défi direct lancé à Washington, au moment où l’administration américaine est appelée par une partie du Congrès à durcir sa position à l’égard du mouvement séparatiste.

Le Polisario, installé depuis plus de cinquante ans dans les camps de Tindouf, en Algérie, est de plus en plus présenté par des analystes et des responsables politiques comme un groupe armé terroriste qui  bénéficie du soutien diplomatique, militaire et financier du régime militaire algérien. Cette qualification intervient alors que plusieurs parlementaires américains réclament son inscription sur la liste des organisations terroristes.