Burkina Faso : La lutte contre les gîtes larvaires au cœur de la Journée nationale anti-vectorielle

La province du Kourittenga a donné samedi 8 août 2026 le coup d’envoi de la Journée nationale de lutte anti-vectorielle (JNLAV), à Koupéla. Lancée par le haut-commissaire Moctar Ilboudo sur le site du barrage, au secteur 1, cette campagne, prévue jusqu’au 9 août, met l’accent sur l’assainissement des espaces de vie et la destruction des gîtes larvaires afin de limiter la prolifération des moustiques et les maladies qui leur sont associées.

Munis de râteaux, machettes, pioches, brouettes et tricycles, les participants ont entrepris de débarrasser le site des déchets accumulés. Une opération qui répond également aux préoccupations des riverains, confrontés à l’incivisme de certains usagers qui transforment régulièrement les lieux en dépotoir.

Pour le président de la délégation spéciale de la commune de Koupéla, Moumouni Sagnon, cette situation souligne la nécessité d’une mobilisation collective. Il a appelé les habitants à adopter de meilleures pratiques en matière de gestion des déchets, particulièrement en cette période où le paludisme et d’autres maladies liées à l’insalubrité connaissent une forte circulation.

L’élu local a rappelé que la commune dispose de centres de tri et de sites de dépôt des ordures. Il a encouragé les ménages à recourir aux associations chargées de la collecte des déchets, moyennant une contribution mensuelle pouvant atteindre 500 francs CFA.

Le médecin-chef du district sanitaire de Koupéla, Dr Cheick Omar Sawadogo, a, de son côté, insisté sur la prévention comme principal moyen de réduire le paludisme. Il a notamment cité la lutte anti-larvaire, la distribution de moustiquaires, la chimio-prévention du paludisme saisonnier et la pulvérisation spatiale.

Selon lui, les résultats commencent à se faire sentir. Alors que le district avait enregistré cinq décès liés au paludisme à la même période l’année précédente, aucun décès n’a été recensé cette année.

Le haut-commissaire Moctar Ilboudo a enfin appelé les populations à prendre une part active dans cette lutte. Pour lui, la prévention ne relève pas uniquement des services de santé : chacun doit contribuer à maintenir son environnement propre et à supprimer les lieux susceptibles de favoriser la reproduction des moustiques.

Il a notamment déploré la multiplication des dépôts sauvages d’ordures à proximité des habitations et dans les espaces publics, appelant à faire de l’assainissement une responsabilité partagée.