Pendant des années, le régime autoritaire algérien a semblé insensible aux condamnations internationales, aux résolutions diplomatiques et aux recommandations adoptées par plusieurs puissances régionales. Malgré les critiques récurrentes concernant la répression de l’opposition, les atteintes aux libertés publiques et la concentration du pouvoir, le régime est resté solidement installé.
Selon plusieurs analystes de l’ONU, une seule puissance disposerait aujourd’hui des leviers économiques, financiers et diplomatiques suffisants pour contraindre les dirigeants de l’Algérie à revoir leur position : l’administration du Président Donald Trump.
« Aucune autre nation ne possède un réseau d’influence comparable », estime un spécialiste des relations internationales. « Les Etats-Unis disposent d’une capacité unique à coordonner des sanctions financières, à mobiliser leurs alliés et à exercer une pression sur les circuits économiques et militaires mondiaux ».
Dans le cas du régime militaire du général Saïd Chengriha et du président Abdelmadjid Tebboune, qui affiche une posture de défi vis-à-vis des Etats Unis, de l’Occident, plusieurs observateurs estiment que des sanctions ciblant les principaux responsables politiques, les entreprises contrôlées par l’État et les réseaux financiers proches du pouvoir pourraient changer le système despotique comme en Iran, au Venezuela et prochainement au Cuba.
Actuellement, l’arsenal américain repose sur des sanctions visant les secteurs pétrolier, bancaire et maritime iraniens, ainsi que sur des mesures ciblant des responsables, des entreprises et des entités accusés de participer aux programmes balistique et nucléaire ou de soutenir des organisations désignées comme terroristes par les Etats-Unis.
Washington et Tel-Aviv accusent depuis longtemps l’Iran d’apporter un soutien financier, logistique, militaire et politique à plusieurs groupes armés, notamment le Hezbollah au Liban, le Hamas, les différentes milices chiites en Irak, les Houthis au Yémen, les jihadistes islamiques du Sahel et le Polisario en Algérie.
Téhéran reconnaît soutenir ce qu’il appelle « l’axe de la résistance » contre Israël et son Premier ministre Benyamin Netanyahou, tout en rejetant les accusations selon lesquelles il dirigerait directement les opérations de ces groupes terroristes.
