Afrique de l’Est : Les exportations augmentent de 14,5 % 

Les exportations de l’Afrique de l’Est ont connu une progression remarquable en 2025, enregistrant une hausse de 14,5 % par rapport à l’année précédente. Cette performance est principalement attribuée à la forte demande pour les minerais, l’or et le café, selon le dernier rapport sous-régional de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).

Cette dynamique a permis à plusieurs économies de la région de renforcer leurs recettes d’exportation et d’améliorer leur balance commerciale, malgré une augmentation continue des importations.

Le Burundi se distingue comme le pays ayant enregistré la plus forte croissance des exportations, avec un bond de 89,6 % en un an. Cette performance s’explique essentiellement par l’essor des exportations de minerais, dont les volumes ont quasiment doublé.

Les Comores affichent également une progression notable de 61,5 %, soutenue par les ventes de clous de girofle, qui représentent près de 70 % des exportations de marchandises du pays. Les exportations d’ylang-ylang, utilisé dans l’industrie de la parfumerie, ainsi que de vanille, ont également contribué à cette hausse.

L’Ethiopie et l’Ouganda figurent parmi les autres grands bénéficiaires de cette embellie commerciale. Les exportations éthiopiennes ont augmenté de 38,6 %, tandis que celles de l’Ouganda ont progressé de 55,5 %, portées notamment par les performances des filières aurifères et caféières.

Selon la CEA, la flambée des prix mondiaux du café a largement stimulé les revenus tirés des exportations dans un contexte marqué par les incertitudes économiques et géopolitiques. Le secteur de l’or a lui aussi profité de cours élevés, favorisant une hausse des exportations dans plusieurs pays, dont le Burundi, l’Ethiopie, l’Erythrée, l’Ouganda et la Tanzanie.

Le rapport souligne enfin la place grandissante des ressources minières dans le commerce extérieur de la région. Les minerais représentent désormais près de 53 % des exportations de l’Afrique de l’Est, contre environ 20 % en 2009, illustrant la transformation progressive du profil exportateur de cette partie du continent.