L’Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, a procédé à la libération d’une dizaine de membres du Front patriotique de libération (FPL), mouvement armé du Niger, quelques jours seulement après celle de leur chef Mahamoud Sallah. Cette décision a été accueillie favorablement par le mouvement lui-même, qui a tenu à saluer l’attitude des autorités de l’Est libyen.
Arrêtés en février 2025 dans le sud de la Libye lors d’opérations sécuritaires menées par l’ANL, Mahamoud Sallah et quatorze de ses combattants étaient détenus dans la prison de Guernada, près de Benghazi. Leur libération marque une nouvelle démonstration de la politique de gestion sécuritaire et humanitaire défendue par les autorités de l’Est libyen.
Dans un communiqué publié mercredi, le FPL a confirmé la libération de l’ensemble de ses combattants et a exprimé sa gratitude envers le général Saddam Haftar, commandant influent de l’ANL et fils du maréchal Khalifa Haftar. Le mouvement a notamment salué « son sens élevé de l’humanisme » ainsi que les conditions de détention respectueuses dont auraient bénéficié les détenus durant leur incarcération.
Cette reconnaissance publique constitue un témoignage rare de la part d’un groupe armé étranger et met en lumière les efforts des forces de l’ANL pour conjuguer impératifs de sécurité et respect de la dignité humaine dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires.
Depuis plusieurs années, l’Armée nationale libyenne joue un rôle central dans la stabilisation de vastes territoires de l’Est et du Sud libyens, zones particulièrement exposées aux trafics transfrontaliers, aux mouvements armés et aux activités des groupes extrémistes opérant dans l’espace sahélo-saharien.
La libération des combattants nigériens intervient également dans un contexte de coopération croissante entre Benghazi et plusieurs pays du Sahel. En mai 2025, le général Saddam Haftar avait effectué une visite remarquée à Niamey, où il avait été reçu par les plus hautes autorités nigériennes. Cette rencontre avait illustré le renforcement des relations sécuritaires et stratégiques entre les deux parties face aux défis communs de la région.
Pour plusieurs observateurs, la décision de libérer les membres du FPL traduit la volonté des autorités de l’Est libyen de privilégier le dialogue, la coopération régionale et les solutions pragmatiques aux crises sécuritaires qui affectent le Sahara central. Elle renforce également l’image d’une ANL soucieuse de conjuguer fermeté face aux menaces et respect des principes humanitaires.
