Les autorités de transition en Guinée-Bissau ont fixé au 30 août prochain la tenue d’un référendum sur une réforme de la Constitution, selon un décret signé par le président de transition, le général Horta N’tam.
Les électeurs seront appelés à se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution déjà adopté à l’unanimité par l’organe législatif en janvier dernier. Cette réforme prévoit une transformation majeure du système politique, avec le passage d’un régime parlementaire à un régime présidentiel.
Le texte accorderait de larges prérogatives au chef de l’État, qui serait notamment habilité à nommer le Premier ministre et les membres du gouvernement, ainsi qu’à dissoudre le Parlement. La réforme prévoit également de rebaptiser l’Assemblée nationale populaire, qui porterait désormais le nom d’« Assemblée nationale ».
Dans son décret, le général Horta N’tam précise que la décision d’organiser ce référendum fait suite à un avis favorable de la Cour suprême.
Cette consultation populaire s’inscrit dans le calendrier de la transition annoncé par les autorités militaires. En janvier, le président de transition avait fixé au 6 décembre 2026 la tenue des élections présidentielle et législatives, censées marquer le retour du pouvoir aux autorités civiles.
La Guinée-Bissau est dirigée par une transition militaire depuis la destitution du président Umaro Sissoco Embaló, le 26 novembre 2025, peu après l’élection présidentielle. À la suite de cette intervention, l’armée avait suspendu le processus électoral et annoncé la prise du contrôle du pays pour une période d’un an.
