Burkina Faso : Au moins 22 soldats et supplétifs tués dans une série d’attaques jihadistes 

Le nord du Burkina Faso a de nouveau été le théâtre d’attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes. Selon des sources sécuritaires relayées par RFI (Radio France internationale), au moins 22 membres des forces de défense ont perdu la vie au cours d’opérations menées ce week-end dans plusieurs localités du pays.

L’assaut le plus meurtrier a visé, samedi matin, une base du Bataillon d’intervention rapide (BIR) à Di, près de Dédougou. Malgré une résistance qualifiée de courageuse par une source sécuritaire, l’attaque a coûté la vie à quatorze militaires et à sept Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ces supplétifs civils engagés aux côtés de l’armée.

Le même jour, un détachement militaire situé à Solhan, dans le nord-est, a également été pris pour cible. Cette attaque a fait plusieurs victimes, dont un officier, selon une autre source sécuritaire qui évoque de lourdes pertes humaines et matérielles. Dimanche, un poste militaire de Séguénéga, dans la région du Centre-Nord, a aussi été attaqué.

Les forces burkinabè affirment toutefois avoir rapidement lancé une contre-offensive. D’après une source policière, les opérations de ratissage menées en coordination avec la hiérarchie militaire ont permis de neutraliser plusieurs dizaines d’assaillants et de récupérer du matériel militaire ainsi que des moyens logistiques.

Lundi, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué plusieurs attaques contre des positions de l’armée burkinabè dans différentes localités, affirmant avoir infligé d’importantes pertes aux forces gouvernementales.

Ces violences interviennent quelques jours après l’annonce par l’état-major burkinabè de la neutralisation de plus de 400 combattants jihadistes à la suite d’opérations conduites après des attaques coordonnées contre Gayéri, Solhan et Sebba.

Le Burkina Faso est confronté à une insurrection menée par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Cette situation sécuritaire demeure au cœur des tensions diplomatiques entre Ouagadougou et Paris, alors que les deux pays ont récemment rompu leurs relations diplomatiques sur fond d’accusations réciproques.