La Côte d’Ivoire a enregistré des promesses de financement de près de 80 milliards de dollars au terme de la première journée du Groupe consultatif consacré au financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030, organisé mercredi à Abidjan.
Ce montant représente près de quatre fois les besoins de financement recherchés pour la mise en œuvre du nouveau plan de développement. Le vice-président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné, a salué « le niveau remarquable » de ces engagements, estimant qu’ils traduisent la confiance des partenaires internationaux dans les perspectives économiques du pays.
Selon lui, cet engouement reflète également la solidité des fondamentaux économiques de la Côte d’Ivoire ainsi que la qualité de sa coopération avec les institutions multilatérales, les partenaires bilatéraux, les investisseurs privés et les organismes de développement.
Le responsable ivoirien a réaffirmé l’engagement du gouvernement à créer un environnement favorable à la concrétisation de ces promesses, notamment à travers l’amélioration du climat des affaires, une meilleure préparation des projets, un suivi plus efficace de leur exécution et le renforcement des mécanismes d’évaluation.
De son côté, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a mis en avant les opportunités offertes par cette nouvelle phase de développement, annonçant la poursuite des réformes visant à renforcer la sécurité juridique des investissements, moderniser l’administration publique et accélérer la réalisation des grands projets structurants.
Les partenaires techniques et financiers ont, pour leur part, salué une stratégie de développement jugée cohérente, avec des priorités clairement définies et des objectifs précis.
Le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a annoncé que l’institution envisage de tripler au minimum ses financements en faveur de la Côte d’Ivoire par rapport au précédent PND. Cet appui portera notamment sur les chaînes de valeur dans l’agriculture, l’industrie et les services, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, le capital humain, la mobilisation des investissements privés, ainsi que la transition énergétique, la transformation numérique, la résilience économique et la gouvernance.
