Le bilan du naufrage du bateau qui a quitté les côtes libyennes vendredi dernier, avec à bord quelque 130 migrants clandestins, n’était pas encore connu avec exactitude une semaine plus tard, mais il risque d’être lourd alors qu’une trentaine seulement ont survécu et huit corps retrouvés.
Partie des côtes situées près de la ville de Sabratha (Ouest de Tripoli), l’embarcation de fortune est tombée en panne sèche. Surchargé de migrants, la plupart originaires de pays d’Afrique subsaharienne selon les rescapés, le bateau de fortune a chaviré.
Pendant plusieurs jours, des dizaines sont restés accrochés aux restes de l’embarcation avant d’être poussés par les vagues sur une plage près de Zwara, située à une quarantaine de kilomètres à l’Ouest de Sabratha.
Mais ce n’est que jeudi que le drame a été connu grâce aux témoignages des rescapés et des garde-côtes libyens qui ont conduit des survivants à l’hôpital, où certains sont soignés pour déshydratation.
Les migrants qui tentaient la traversée de la méditerranée dans l’espoir d’atteindre les côtes italiennes, comptaient plusieurs femmes et enfants, d’après les mêmes témoignages.
Les départs de migrants clandestins de Libye vers l’Europe ont sensiblement diminué depuis l’été, grâce notamment à l’aide apportée par l’Union européenne et l’Italie aux autorités libyennes de Tripoli.
Celles-ci se chargent d’intercepter les passeurs de migrants dans les eaux libyennes, mais cette politique est critiquée par les ONG humanitaires internationales, qui estiment que les migrants en sont les principales victimes.

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