L’attaque suicide de dimanche à Mogadiscio qui a fait au moins cinq morts, est peut-être l’indicateur d’un retour en force des Shebab, l’attentat à la voiture piégée conduite par un kamikaze ayant été dirigé contre le nouveau chef de l’armée, Mohamed Jama Irfid, qui a échappé à l’attaque alors qu’il venait d’être nommé par le président Mohamed Farmajo.

Le nombre de morts pourrait être plus lourd, la  déflagration ayant eu lieu au moment où un bus transportant des civils passait à proximité. Les islamistes Shebab ont rapidement revendiqué l’attaque. Mais à la différence de ses précédents attentats aveugles contre des restaurants et des hôtels de Mogadiscio, le groupe terroriste affilié à Al Qaida semble désormais choisir soigneusement ses cibles.

L’attentat de dimanche intervient ainsi quatre jours seulement après l’attaque contre un minibus près de Mogadiscio, qui avait fait au moins 14 morts et de nombreux blessés jeudi. Ces deux dernières attaques semblent être une réponse directe des djihadistes aux récentes déclarations belliqueuses du nouveau président contre les islamistes armés.

Mohamed Abdullahi Mohamed, célèbre dans son pays par le surnom de Mohamed Farmajo, a en effet promis de livrer une bataille sans répit aux Shebab. « Nous devons les attaquer et libérer les zones dans lesquelles ils sont stationnés », avait-il menacé jeudi.

Le président élu en février dernier a probablement poussé le défi assez loin en promettant une amnistie aux jeunes qui quitteraient les rangs des Shebab dans les deux mois. Un défi auquel les extrémistes islamistes répondre visiblement par des attaques plus audacieuses contre l’armée et les forces de sécurité, les deux piliers sur lesquels s’appuie Farmajo dans sa guerre contre les Shebab.

 

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