Les Nations Unies ont annoncé, jeudi, le déblocage d’un financement d’urgence de 2 millions de dollars afin de renforcer les mesures de prévention contre le virus Ebola au Rwanda, alors que le risque de propagation de l’épidémie depuis la République démocratique du Congo (RDC) est jugé élevé.
Aucun cas d’Ebola n’a, à ce jour, été enregistré sur le territoire rwandais. Toutefois, les mouvements de population en provenance de la RDC, où une nouvelle flambée de la maladie a été déclarée à la mi-mai, accroissent le risque d’une transmission transfrontalière, a indiqué le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.
Selon lui, cette menace est renforcée par les déplacements de populations et la pression croissante exercée sur les systèmes de santé de la région.
Les ressources financières proviennent du Fonds central d’intervention pour les urgences (CERF) et serviront à appuyer les efforts des autorités rwandaises pour empêcher l’introduction du virus sur leur territoire. Elles permettront notamment d’améliorer les capacités de détection précoce, de renforcer les mécanismes de réponse rapide, d’optimiser la prise en charge des éventuels cas et les mesures de prévention des infections.
Le financement soutiendra également des campagnes de sensibilisation des populations ainsi que le renforcement des dispositifs de préparation dans 13 districts rwandais identifiés comme particulièrement exposés au risque de propagation.
Cette enveloppe s’inscrit dans un dispositif plus large des Nations Unies, qui prévoit jusqu’à 60 millions de dollars pour intensifier la lutte contre l’épidémie en République démocratique du Congo et renforcer les capacités de préparation des pays voisins face à une éventuelle extension de la maladie.
