Le gouvernement de transition du Soudan du Sud pourrait être dissous dès le 22 septembre, à moins de trois mois des élections générales prévues le 22 décembre, a indiqué dimanche le député Stephen Ajongo Akol.
Selon l’élu, le Parlement examine des amendements à la loi électorale qui permettraient au président Salva Kiir de rester en fonction après la dissolution, tandis que les cinq vice-présidents quitteraient leurs postes. Des responsables intérimaires, notamment à la tête des États fédérés, seraient ensuite désignés pour assurer la continuité des institutions.
Le projet de loi devait être examiné lundi par les députés avant d’être transmis au président pour approbation. Stephen Ajongo Akol a par ailleurs rejeté toute nouvelle prolongation de la période de transition, affirmant que le calendrier électoral devait être maintenu.
Cette perspective suscite toutefois des contestations au sein de l’opposition. Kornelio Kon Ngu, candidat à la présidentielle et chef de l’opposition, s’est opposé à une dissolution le 22 septembre. Il affirme qu’un accord politique conclu entre les différentes parties fixe au 22 février 2027 la fin du gouvernement d’unité nationale de transition. Selon lui, une dissolution anticipée reviendrait à un « coup d’État ».
Le porte-parole du gouvernement, Ateny Wek Ateny, avait de son côté relativisé la possibilité d’une dissolution dès septembre. Il avait souligné que Salva Kiir devait se rendre à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies, laissant entendre que la réorganisation institutionnelle pourrait plutôt intervenir en octobre.
Le calendrier de la transition reste ainsi au cœur des tensions politiques, alors que le pays se prépare à organiser ses prochaines élections générales.
