Le Sénégal entend réduire d’environ 30 % ses coûts énergétiques en s’appuyant notamment sur ses ressources gazières nationales, le développement des énergies renouvelables et une meilleure efficacité du système énergétique, a annoncé le ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf.
Cette stratégie doit permettre de diminuer le coût de production de l’électricité et de réduire la dépendance du pays aux combustibles importés, a expliqué le ministre dans des déclarations rapportées par plusieurs médias.
L’exploitation accrue du gaz naturel produit localement constitue l’un des principaux axes de cette politique. Les autorités souhaitent progressivement substituer cette ressource aux combustibles importés actuellement utilisés dans la production électrique.
Le ministre a toutefois précisé que l’utilisation du gaz sénégalais ne garantirait pas, à elle seule, une baisse des tarifs de l’électricité. L’évolution des prix dépendra également des coûts de transport et de transformation ainsi que des performances globales du système énergétique.
Le gouvernement prévoit par ailleurs de réformer le mécanisme des subventions, tout en maintenant des dispositifs ciblés au profit des ménages les plus vulnérables, des transports publics et de certains secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie.
Le Sénégal mise notamment sur le développement du projet gazier Yakaar-Teranga, dont une partie de la production doit alimenter le marché national. Dakar reste également disposé à accueillir de nouveaux partenaires pour accompagner la mise en valeur de cette ressource.
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des hydrocarbures sénégalais. Le pays produit du pétrole depuis 2024 grâce au champ de Sangomar, situé au large de ses côtes. La production de gaz naturel liquéfié du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé avec la Mauritanie à la frontière maritime entre les deux pays, a quant à elle débuté en 2025.
