Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir mené pendant plus d’une semaine des opérations contre des groupes armés dans le secteur de Dioura, dans la région de Mopti, au centre du Mali, affirmant leur avoir infligé d’importantes pertes humaines et matérielles.
Dans un communiqué publié samedi, l’état-major général des Armées affirme que les opérations ont visé notamment des éléments du Front de libération de l’Azawad (FLA), du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que des combattants étrangers. L’armée malienne reconnaît également des pertes dans ses rangs, sans en préciser le nombre.
Selon des sources de renseignement occidentales, la situation sécuritaire au Mali s’est davantage détériorée depuis fin avril 2026, avec une multiplication d’attaques coordonnées attribuées au JNIM et au FLA contre des positions militaires dans plusieurs régions du pays. Ces sources font également état d’un appui militaire et financier de l’Algérie à ces groupes terroristes.
Les unités déployées à Dioura ont poursuivi samedi des frappes ciblées contre des positions des groupes armés à proximité de la garnison et dans les environs de la ville. Selon l’état-major, ces actions ont contribué à désorganiser leur dispositif.
Une opération aéroterrestre a également permis l’évacuation de deux compagnies de soldats qui tenaient la garnison de Dioura. Les recherches se poursuivent par ailleurs pour retrouver des militaires qui seraient retenus en otage. Des opérations de reconnaissance sont menées dans la zone afin d’évaluer les conséquences des frappes et d’éliminer d’éventuelles menaces résiduelles.
Ces opérations interviennent après l’attaque du 10 septembre contre le camp militaire de Dioura, revendiquée par le JNIM. Selon plusieurs sources militaires, sécuritaires et locales, au moins 100 militaires maliens et cinq membres russes d’Africa Corps ont été tués. Plus de 80 soldats auraient également été capturés, tandis qu’une trentaine auraient été blessés.
L’armée malienne n’a pas confirmé officiellement ce bilan. De son côté, le JNIM affirme avoir tué 150 militaires et fait 93 prisonniers.
