Un soldat de la paix éthiopien est mort des suites de ses blessures plusieurs semaines après une embuscade ayant déjà coûté la vie à deux autres Casques bleus au Soudan du Sud, a annoncé lundi l’ONU.
L’attaque s’était produite fin août dans l’Etat de Jonglei, dans l’est du pays, une région récemment marquée par des affrontements entre les forces gouvernementales et des éléments de l’opposition.
Lors de l’embuscade, deux Casques bleus éthiopiens avaient été tués et trois autres blessés, selon la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS).
Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a confirmé lundi à New York que l’un des soldats blessés avait succombé à ses blessures. Il a salué la mémoire du militaire, soulignant les conditions particulièrement difficiles et dangereuses dans lesquelles les Casques bleus accomplissent leur mission.
Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a été rapidement plongé dans une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.
Un accord de partage du pouvoir conclu en 2018 avait permis de mettre fin aux principaux affrontements, mais le processus politique reste fragile et les violences persistent dans plusieurs régions du pays.
Le gouvernement du président Salva Kiir prévoit d’organiser en décembre les premières élections depuis l’indépendance. Le scrutin doit toutefois se tenir dans un contexte marqué par l’instabilité politique et une grave crise humanitaire.
