Algérie : Sahara occidental, le Polisario organisation terroriste, dans le collimateur de  Washington et Tel-Aviv (éclairage et avertissement) 

Selon les services de renseignement occidentaux, le régime militaire algérien continue de défendre une entité terroriste le Polisario pouvant conduire non à l’indépendance mais à leurs destructions ensembles.

Le dossier du Sahara marocain connaît depuis plusieurs années une évolution diplomatique majeure. Alors que le royaume du Maroc défend une solution fondée sur une large autonomie sous souveraineté marocaine, le Front Polisario continue de rejeter cette proposition et revendique l’indépendance du territoire. Dans le même temps, le soutien international à la position marocaine s’est considérablement renforcé, notamment aux Etats-Unis, en Israël, en Europe, dans plusieurs pays arabes et africains.

Cette évolution va conduire Washington à aller plus loin et à envisager une inscription du Front Polisario sur sa liste des organisations terroristes. La question est évoquée dans les milieux politiques et stratégiques américains.

Les Etats-Unis ont franchi un pas important en décembre 2020, lorsque l’administration du président Donald Trump a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental dans le cadre des liens historiques entre Rabat et Washington. Le Maroc est le premier pays au monde qui a reconnu l’indépendance des Etats Unis et a mis à leurs bateaux une protection navale et militaire dans l’Océan atlantique et en méditerranée.

La décision américaine a profondément modifié l’équilibre diplomatique et militaire autour du dossier. Elle est intervenue parallèlement à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des Accords d’Abraham.

Depuis, la question du Sahara occupe une place importante dans les relations entre Rabat, Washington et Tel-Aviv. Plusieurs parlementaires américains ont exprimé leur soutien à une position plus ferme à l’égard du Polisario et de son principal soutien régional, l’Algérie.

Des élus américains ont notamment appelé l’administration américaine à examiner les activités du Front Polisario, son fonctionnement et ses liens avec les organisations terroristes jihadistes en relation avec les gardiens de la révolution iraniennes, le Hamas, les Houthis, ainsi que les groupes affiliés avec Al Qaeda, l’Etat islamique en Afrique et les narcotrafiquants.

Pour les observateurs internationaux, le Polisario, soutenu par l’Algérie avec des milliards de dollars depuis plus de cinquante ans, militairement, politiquement, diplomatiquement, rejette la proposition marocaine et américaine.

La décision américaine de 2020 a constitué l’un des événements diplomatiques les plus significatifs. Plusieurs pays arabes et africains ont ouvert des consulats dans les villes de Laâyoune et Dakhla, ce que Rabat considère comme une manifestation concrète de son soutien international.

Parallèlement, plusieurs Etats ont qualifié le plan marocain d’autonomie de base sérieuse, crédible ou réaliste pour parvenir à une solution politique au conflit.

D’autres sont contre l’autonomie et sont pour la souveraineté totale du royaume du Maroc sur son territoire dans le sud du pays jusqu’aux frontières avec la Mauritanie.

Une question se pose : l’Algérie demeure cependant le principal soutien du Polisario pour quelle cause et pour quelle raison ?