Le double veto du 30 octobre 2026 de la Russie et des Etats Unis au Conseil de Sécurité de l’ONU, remet en lumière une réalité embarrassante pour le pouvoir algérien. Le véritable perdant de cette situation est l’Algérie, selon les analystes occidentaux.
Pour les experts militaires américains, européens et israéliens, toute tentative du Polisario de s’attaquer au territoire du royaume du Maroc, y compris dans sa zone tampon, constitue actuellement une ligne rouge susceptible de déclencher une riposte aux conséquences militaires dévastatrices pour le mouvement séparatiste, jusque dans ses bases arrière situées en territoire algérien.
Par ailleurs, un communiqué du cabinet du roi Mohammed VI, s’est félicité dans un communiqué de la non-reconduction du mandat de la MINURSO, y voyant « un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies ». Le mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental (MINURSO), est devenu caduque.
Après des décennies de soutien militaire, financier, politique et diplomatique au Front Polisario, l’Algérie se retrouve face à un paradoxe historique après avoir fait du mouvement sahraoui, à Tindouf, un instrument central de sa politique interne et régionale, au point de ne plus pouvoir s’en détacher sans remettre en question toute sa stratégie.
Tindouf, un territoire situé sur le territoire algérien, dans le Sahara oriental qui appartenait au Maroc, constitue le principal centre de la présence du Front Polisario qui abrite les camps des sahraouis issus de différentes nationalités africaines ainsi que des mercenaires du Cuba et de l’Iran.
D’après les observateurs, pour le général Saïd Chengriha et le président Abdelmadjid Tebboune, la situation est particulièrement délicate. Abandonner le Polisario représenterait un revirement politique majeur. Continuer à le soutenir signifie, en revanche, prolonger un dossier qui pèse lourdement sur ses relations internationales et son économie.
Alger se retrouve devant un dilemme : poursuivre une politique de confrontation avec Rabat ou envisager une nouvelle approche qui lui permettrait de sortir de cette impasse avec le Maroc.
