Au Togo, la hausse des prix à la consommation est restée modérée en février 2026, atteignant 0,4 %, contre 0,2 % le mois précédent, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
L’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) s’est établi à 103,6, contre 103,2 à la même période en 2025, sur la base 100 fixée en 2023. En variation mensuelle, les prix ont enregistré une progression de 0,7 % par rapport à janvier.
Cette évolution maîtrisée sur un an s’explique en grande partie par le recul des prix des produits alimentaires, en baisse de 0,9 %. Les céréales ont joué un rôle déterminant dans cette tendance, affichant une chute notable de 17,8 %, favorisée par une campagne agricole réussie et une meilleure disponibilité du maïs sur le marché local.
En revanche, les prix hors alimentation ont connu une hausse significative. Le poste « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » a notamment augmenté de 13 % en glissement annuel, accentuant la pression sur les dépenses des ménages.
Malgré cette légère remontée, le niveau d’inflation demeure nettement inférieur au plafond de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
L’INSEED rappelle que l’IHPC est calculé chaque mois à partir d’un panier de 810 produits relevés dans 4.790 points de vente à travers le pays.
Pour les analystes, cette relative stabilité des prix reflète l’efficacité des politiques publiques de régulation et de contrôle. Le principal enjeu reste toutefois de préserver cet équilibre dans un contexte international encore marqué par des incertitudes économiques.
