Plus de 1.000 civils ont été tués au Soudan entre janvier et mai 2026 lors de frappes menées par des drones, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Présentant lundi l’état de la situation devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé une aggravation du conflit soudanais, marquée par un recours croissant aux drones de guerre.
« Entre janvier et mai 2026, notre bureau a recensé plus de 1.000 civils tués lors de frappes de drones », a-t-il déclaré, soulignant également l’ampleur des exactions commises contre les populations civiles.
Le responsable onusien a par ailleurs indiqué que les viols et les violences sexuelles sont devenus « omniprésents » dans le pays, en proie depuis avril 2023 à une guerre opposant l’armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Ces derniers mois, les combats se sont particulièrement intensifiés dans les régions du Kordofan et de l’État du Nil Bleu, près de la frontière avec l’Éthiopie. Cette recrudescence des violences est notamment liée à la prise, en octobre dernier, de la ville d’El-Facher par les FSR, dernier bastion majeur de l’armée dans l’ouest du Darfour.
Entré dans sa quatrième année, le conflit soudanais a déjà fait plus de 200.000 morts, selon certaines estimations. Les Nations unies le considèrent aujourd’hui comme la plus grave crise humanitaire au monde.
