Burkina Faso : Ibrahim Traoré présente TEXFORCES-BF comme complexe textile sans équivalent dans la sous-région

Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a présenté le Complexe industriel textile des Forces armées du Burkina (TEXFORCES-BF) comme une infrastructure « unique dans la sous-région », en raison de son envergure, de ses capacités de production et de son niveau de modernisation.

S’exprimant vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso lors d’un échange avec les étudiants de l’Université Nazi Boni, le chef de l’État a particulièrement insisté sur les caractéristiques de cette nouvelle unité industrielle, inaugurée deux jours plus tôt à Lôgôfourousso, dans les environs de Bobo-Dioulasso.

« Par sa taille, par tout ce que le complexe est en mesure de produire, par sa modernité et par sa structuration, il est unique », a déclaré Ibrahim Traoré, invitant ceux qui en doutent à lui démontrer le contraire.

Selon le président burkinabè, TEXFORCES-BF se distingue notamment par son intégration complète de la chaîne textile. Contrairement à certains ateliers ou industries qui importent leurs matières premières, le complexe doit s’appuyer sur le coton produit localement.

Le processus va ainsi de la matière première au produit fini : le coton cultivé par les producteurs burkinabè est transformé en fil, puis en tissu, avant d’être utilisé pour confectionner les différentes tenues.

Ibrahim Traoré a ainsi souligné que certains pays africains disposent certes d’industries textiles, mais que celles-ci sont souvent détenues par des investisseurs étrangers ou dépendent de matières premières importées.

« Au Burkina Faso, tout part du coton burkinabè », a-t-il expliqué, présentant cette approche comme l’un des principaux atouts du complexe.

Le chef de l’Etat a également révélé que TEXFORCES-BF a été entièrement financé par l’État burkinabè, pour un investissement évalué à 17 milliards de francs CFA.

Pour Ibrahim Traoré, cette infrastructure traduit concrètement la volonté du Burkina Faso de renforcer son autonomie industrielle et de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

Il a qualifié TEXFORCES-BF de « très grand complexe audacieux et futuriste », estimant que sa mise en place s’inscrit dans une démarche visant à consolider la souveraineté du pays.

« Quand nous parlons de souveraineté, nous ne le disons pas juste dans la bouche. Nous posons des actes », a affirmé le président burkinabè.

La mise en service de TEXFORCES-BF intervient dans le cadre d’une série d’infrastructures inaugurées récemment par le chef de l’État.

Le mercredi 9 septembre, Ibrahim Traoré avait officiellement inauguré le Complexe industriel textile des Forces armées du Burkina à Lôgôfourousso.

Deux jours plus tard, le vendredi 11 septembre, il s’est rendu à l’Université Nazi Boni pour inaugurer un complexe d’amphithéâtres construit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ).

A travers ces différents projets, le gouvernement burkinabè entend mettre en avant ses ambitions en matière d’industrialisation, d’éducation et de renforcement de la souveraineté nationale.