Kenya : Washington veut renforcer la coopération sur les minerais stratégiques

Les Etats-Unis se disent prêts à accompagner le Kenya dans le développement d’une filière transparente des minerais stratégiques, notamment à travers leur transformation locale et la création de valeur ajoutée.

Cette coopération pourrait prendre une importance particulière avec le projet de Mrima Hill, un gisement situé sur la côte kényane, réputé de renfermer d’importantes réserves de terres rares et de niobium. La valeur potentielle de ces ressources est estimée à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Washington entend notamment aider Nairobi à attirer des investissements fiables, à préserver les intérêts des communautés locales et à renforcer les chaînes d’approvisionnement internationales. Le secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Frank Garcia, a réaffirmé mercredi la disponibilité des Etats-Unis à soutenir ces objectifs.

Le président kényan William Ruto a salué cette initiative, estimant que l’exploitation responsable des terres rares, du titane, du graphite, du lithium et du niobium pourrait stimuler l’emploi et contribuer au développement économique du pays.

Pour le projet de Mrima Hill, les groupes Critical Metals Corp, basé aux États-Unis, et RareX, une société australienne, avaient annoncé en juillet avoir été retenus dans la sélection préliminaire. Nairobi n’a toutefois pas encore rendu publique la liste officielle des candidats.

En juin, William Ruto avait indiqué que le Kenya et les États-Unis étaient sur le point de finaliser un accord consacré aux minerais stratégiques. Aucun nouveau détail n’a été communiqué mercredi sur l’état d’avancement des discussions.

Cette offensive américaine s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier les approvisionnements en minerais critiques et à limiter la dépendance à la Chine, qui occupe une position dominante dans le secteur des terres rares et a durci ces dernières années ses contrôles sur les exportations.