Plus de 4 500 personnes ont récemment fui leurs localités dans deux régions du Soudan, en raison de la recrudescence des violences, a indiqué mercredi 9 septembre 2026 l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Dans l’Etat du Nil-Bleu, quelque 3 315 personnes, regroupées au sein de 663 familles, ont quitté le 7 septembre plusieurs villages de la localité de Geisan. Elles ont trouvé refuge dans la localité de Wad al-Mahi, alors que la situation sécuritaire continuait de se détériorer.
Le Darfour-Nord a également enregistré d’importants mouvements de population. Entre le 3 et le 6 septembre, environ 1 275 habitants des villages de Gorbora et Wadi Arkawi ont pris la fuite. Une partie d’entre eux s’est dirigée vers Karnoy, tandis que d’autres ont franchi la frontière pour rejoindre le Tchad.
Ces déplacements s’ajoutent à une précédente vague d’exode dans le Nil-Bleu. Selon l’OIM, 1 690 personnes avaient déjà quitté trois villages de la localité de Kurmuk le 5 septembre, fuyant l’escalade des violences.
Les autorités locales ont affirmé que l’armée soudanaise avait repoussé, le 4 septembre, une offensive menée dans la zone d’Al-Baraka par les Forces de soutien rapide (FSR), alliées au Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N).
Le Soudan est plongé dans la guerre depuis avril 2023, date du déclenchement des hostilités entre l’armée et les FSR. Le conflit a déjà provoqué des dizaines de milliers de morts et environ 13 millions de déplacés, selon les estimations des Nations unies et d’organisations internationales.
La poursuite des combats dans plusieurs régions fait craindre une nouvelle aggravation de la crise humanitaire, alors que des millions de civils restent exposés aux violences et aux déplacements forcés.
