Le départ du directeur de cabinet présidentiel, Boualem Boualem, alimente les doutes au sein des milieux politiques et sécuritaires algériens. Cette situation intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur les relations entre le président de la République Abdelmadjid Tebboune et le chef des armées, le général Saïd Chengriha.
Dans un contexte marqué par des équilibres particulièrement fragiles, une question se pose avec insistance : lequel des deux, le président ou le chef de l’armée prendrait le risque de voyager à l’étranger ?
Les regards des observateurs se portent sur les agendas des deux principaux détenteurs du pouvoir, dont les déplacements sont scrutés comme autant d’indicateurs de l’état des rapports de force au sommet de l’Etat.
Selon une source proche du dossier, un déplacement à l’étranger pourrait exposer l’un ou l’autre à un risque majeur : celui de ne plus être en mesure de retrouver sa position à son retour. Dans le contexte actuel, s’éloigner du centre du pouvoir pourrait ainsi être perçu comme une prise de risque politique, voire comme la possibilité d’être écarté des commandes pendant son absence.
Selon une information fuitée des services sécuritaires, un climat de prudence croissante s’installe entre les deux hommes, qui incarnent les principaux centres de décision du pays. Si aucune divergence n’a été reconnue publiquement, certains observateurs estiment que le départ du directeur de cabinet, l’homme des dossiers, a modifié les équilibres internes au sommet de l’Etat.
D’après une source sécuritaire, proche des cercles du pouvoir, la question des déplacements à l’étranger serait devenue particulièrement sensible. « Dans la période actuelle, chacun veille à préserver ses positions. Un voyage pourrait avoir des conséquences », affirme cette source, sans fournir davantage de précisions.
Le directeur de cabinet occupait un rôle stratégique dans la coordination entre les institutions civiles et les responsables sécuritaires. Son départ a inévitablement suscité des questions sur l’évolution des rapports de force au sein de l’appareil d’Etat.
