Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a une nouvelle fois appelé dimanche à accorder à l’Afrique une représentation permanente au Conseil de sécurité des Nations unies.
Intervenant lors du forum « Unstoppable Africa 2026 », organisé en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU à New York, il a estimé que les mécanismes de gouvernance mondiale et les institutions financières internationales devaient évoluer pour mieux refléter le poids démographique du continent, ainsi que ses intérêts et ses priorités de développement.
António Guterres a qualifié l’Afrique de « double victime du colonialisme », rappelant que les pays africains n’avaient pas participé à la conception des principales institutions internationales mises en place après la Seconde Guerre mondiale.
Le chef de l’ONU a également défendu une refonte du système financier international, avec davantage de financements à conditions préférentielles, un accroissement des ressources destinées à l’adaptation au changement climatique et un soutien renforcé à l’entrepreneuriat féminin sur le continent.
Sur le plan économique, il a exhorté les États africains à privilégier la transformation locale de leurs minerais stratégiques afin d’en tirer davantage de valeur et de créer des emplois, plutôt que de continuer à exporter principalement des matières premières.
Selon les chiffres cités par António Guterres, l’économie africaine a enregistré une croissance de 4,4 % en 2025. Les échanges commerciaux réalisés dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) devraient, quant à eux, atteindre 230 milliards de dollars en 2026.
Le secrétaire général des Nations unies a enfin souligné les progrès réalisés par l’Afrique dans les domaines des énergies renouvelables et du numérique, tout en insistant sur le rôle de la paix et de la stabilité politique dans la réalisation d’un développement économique durable.
