Alors que le patron des patrons algériens, Ali Haddad, avait récemment fait les frais d’une colère du pouvoir, les autorités reviennent à la charge dans une opération visant à faire le ménage dans le rang des grandes fortunes du pays, avec pour mot d’ordre de sévir contre « les hommes d’affaires qui ne respectent pas les règles et ceux qui transfèrent de l’argent de manière illicite à l’étranger ».

Dans le viseur d’Alger, plusieurs noms d’hommes d’affaires connus. Il s’agit notamment de Mohamed Laïd Benamor, Bilkaz et Mourad Oulmi. Plusieurs mesures visant à leur retirer des privilèges fiscaux ont été décidées au cours des derniers jours. Le but: faire le ménage dans les affaires de l’Etat.

Même si officiellement l’Etat Algérien assure que ces décisions ne découlent que « d’une volonté de lutter contre l’immixtion de l’argent dans la politique », les observateurs estiment que cette campagne est la conséquence d’une guerre des clans au pouvoir en Algérie.

Selon des sources proches de la présidence, le gouvernement ne compte pas s’arrêter à ces seuls cas. La lutte contre les réseaux financiers qui se sont constitués autour du clan présidentiel depuis plusieurs années, va s’étendre à plusieurs autres membres du  patronat algérien et même au-delà.

Les fins connaisseurs de l’Algérie considèrent que ces mesures drastiques ne vont certes pas régler les problèmes structurels du pouvoir dans le pays. Mais ils estiment qu’elles contribueront néanmoins à avoir une vision un peu plus claire des affaires louches qui minent l’économie et le pouvoir dans le pays.

 

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