L’Egypte continue d’être minée par les attaques des djihadistes contre les forces de l’ordre, la dernière en date a eu lieu jeudi soir à Esna, au sud de Louxor, en Haute Égypte, faisant deux morts.
Il s’agit d’un policier et d’un civil qui ont été tués, alors que trois autres personnes ont été blessées dans un échange de tirs entre les forces de l’ordre et les occupants d’une voiture qui ont visé les policiers.
L’attaque n’avait pas encore été revendiquée vendredi, mais elle porte les traces des groupes djihadistes qui ont essaimé en Egypte depuis la destitution du président islamiste, Mohamed Morsi, en juillet 2013.
La plupart des attentats ont lieu dans la péninsule du Sinaï, devenue le repaire des groupes djihadistes liés à l’organisation terroriste Etat islamique (EI). Pourtant, le Sinaï n’a pas le monopole des attaques perpétrées par les extrémistes armés, loin s’en faut.
Les autres régions du pays sont également touchées par la violence islamiste, bien qu’à des degrés divers. Le tour de vis sécuritaire sans précédent imposé par le président Abdel Fetah al-Sissi, qui a doté des les forces de sécurité d’énormes moyens, n’a toutefois par infléchi la tendance.
A ce titre, le mois de juillet dernier a été particulièrement sanglant, enregistrant des dizaines de morts dans les ceux camps. Le 7 juillet, au lendemain d’un attentat revendiqué par l’EI qui a coûté la vie à au moins 21 soldats, les forces de sécurité ont lancé un assaut contre un camp d’entraînement de djihadistes dans la province d’Ismaïliya (nord-est), tuant 14 islamistes armés.

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