En Libye, les raids américains menés le week-end dernier contre des positions de l’organisation Etat Islamique, faisant pas moins de 17 morts dans les rangs des groupes djihadistes, n’est que la partie visible des opérations de l’Africom, le commandement américain en Afrique, estiment les observateurs.

Dans un communique publié dimanche, le Pentagone avait annoncé avoir mené six « frappes chirurgicales » contre un camp de l’Etat Islamique. Situé à près de 240 kilomètres au sud-est de la ville de Syrte, ce camp servait notamment pour l’entraînement des nouvelles recrues et le stockage des munitions.

Si cette opération est la première du genre à avoir été dévoilée depuis l’investiture du président Donald Trump en janvier dernier, elle n’est certainement pas la seule. L’Africom est très actif en Libye et dans plusieurs pays du Sahel, notamment au niveau du renseignement et de la traque des groupes djihadistes.

Toutefois, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, l’armée américaine n’a que très rarement communiqué sur ses opérations en Libye et dans les autres pays de la région.

Cette stratégie a été adoptée par de nombreux pays occidentaux, à l’image de la Grande Bretagne et de la France. L’armée tricolore avait d’ailleurs essuyé de vives critiques après la mort accidentelle de plusieurs de ses soldats lors d’une opération menée discrètement dans le nord de la Libye en 2016.

Cette omerta sur les interventions militaires Étrangères en Libye a été maintes fois dénoncée, notamment par l’Union Africaine qui estime que la crise libyenne devrait trouver un  dénouement à l’échelle africaine uniquement.

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