Le Royaume-Uni a appelé, dimanche, ses ressortissants à éviter tout déplacement dans la région du Tigré, au nord de l’Ethiopie, en raison de la montée des tensions entre les forces locales et les autorités fédérales.
Ces derniers jours, des combats ont éclaté à Tsemlet, dans l’ouest du Tigré, un territoire revendiqué par la région voisine de l’Amhara. Cette reprise des hostilités alimente les craintes d’une nouvelle confrontation armée entre les combattants tigréens et l’armée fédérale.
La situation a suscité l’inquiétude de plusieurs acteurs internationaux, notamment le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que de l’Union africaine et de l’Union européenne, qui ont tous appelé les parties à faire preuve de retenue.
Dans une mise à jour de ses conseils aux voyageurs, le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement recommande désormais à ses citoyens de ne se rendre « en aucun cas dans l’ensemble de la région du Tigré, en raison de la recrudescence des violences ».
Cet avertissement intervient au lendemain de deux attaques de drones survenues samedi matin dans le centre du Tigré, ayant coûté la vie à un chauffeur de camion, selon la chaîne Dimtsi Weyane, un média proche des autorités locales.
De premiers affrontements directs entre les forces tigréennes et l’armée fédérale avaient déjà été signalés en novembre 2025 dans la région voisine de l’Afar.
Ces nouvelles tensions ravivent le spectre d’un conflit d’ampleur, après la guerre meurtrière qui avait opposé, de novembre 2020 à novembre 2022, l’armée éthiopienne au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Selon l’Union africaine, ce conflit aurait fait au moins 600 000 morts, un bilan que de nombreux experts estiment largement sous-évalué.
