Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mercredi la suspension partielle de ses activités dans le nord du Soudan du Sud, après l’attaque et le pillage d’un convoi fluvial transportant plus de 1 500 tonnes d’aide humanitaire.
L’incident s’est produit la semaine dernière dans l’État du Haut-Nil, où un convoi composé de douze bateaux a été pris pour cible à plusieurs reprises par des jeunes armés, selon un communiqué de l’agence des Nations unies. La cargaison, comprenant des vivres et des articles non alimentaires, a été pillée durant la nuit, en l’absence d’intervention des forces de sécurité locales, malgré des garanties de protection.
Le PAM a indiqué avoir suspendu l’ensemble de ses opérations dans le comté de Baliet jusqu’à ce que la sécurité de son personnel et de ses partenaires soit assurée et que les biens volés soient récupérés par les autorités. « Les attaques contre les travailleurs humanitaires ne sont jamais acceptables », a rappelé l’organisation.
Cette décision intervient dans un contexte de montée des violences entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de son rival Riek Machar. Selon un rapport des Nations unies publié mardi, les affrontements dans l’État de Jonglei ont entraîné le déplacement d’au moins 280 000 personnes.
La semaine dernière, le PAM et l’ONG Médecins sans frontières avaient déjà dénoncé les restrictions à l’accès humanitaire dans la région. Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud reste en proie à une instabilité chronique marquée par la guerre civile, la pauvreté et la corruption.
