L’Assemblée nationale togolaise a voté vendredi la prolongation de l’état d’urgence sécuritaire pour douze mois dans la région des Savanes, à l’extrême nord du Togo, confrontée à des incursions de groupes jihadistes depuis novembre 2021.
Depuis cette date, l’extrême nord du Togo subit régulièrement des attaques provenant de groupes armés installés de l’autre côté de la frontière, au Burkina Faso, un pays lui-même frappé par des violences liées à Al-Qaïda et à l’État islamique.
L’état d’urgence avait été instauré en juin 2022 dans la région des Savanes. La mesure, qui devait initialement expirer le 13 mars 2026, fait suite à sa quatrième prorogation adoptée en mars 2025.
Pour le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Hodabalo Awaté, cette décision envoie un « message fort » aux habitants, en particulier dans la région des Savanes. « La nation reste debout à leurs côtés », a-t-il ajouté.
Les informations officielles sur les attaques jihadistes restent rares au Togo. Entre janvier et juillet 2025, le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait fait état d’au moins 62 morts dont 54 civils et 8 militaires, lors de 15 attaques dans le nord du pays.
Le président Faure Gnassingbé a rendu hommage le 24 janvier aux soldats tombés lors de ces attaques en 2025, au cours d’une cérémonie dans un camp militaire situé à environ 420 km au nord de Lomé. Des militaires blessés ont également été décorés.
