Nigeria : L’armée neutralise 45 bandits dans le nord-ouest

Au moins 45 membres de groupes criminels armés, communément appelés « bandits » au Nigeria, ont été tués lors d’affrontements avec l’armée dans l’Etat de Katsina, dans le nord-ouest du pays, ont annoncé samedi des responsables locaux.

Cette région du nord du Nigeria est régulièrement secouée par les violences de groupes jihadistes et de bandes armées qui multiplient les attaques contre les villages, pillant les habitations, tuant des habitants et procédant à des enlèvements contre rançon.

Des hommes armés circulant à moto, venus de l’Etat voisin de Zamfara, ont d’abord lancé, jeudi, une attaque contre le village d’Alhazawa, situé dans la commune de Musawa. Les habitants ont toutefois réussi à repousser l’assaut, tuant quatre des assaillants.

Les bandits seraient revenus le lendemain pour mener une attaque de représailles. Ils se sont alors retrouvés face à des soldats stationnés dans une base militaire voisine.

« Ce qui a suivi a été un affrontement intense et féroce », a précisé un responsable nigérian, ajoutant que trois soldats nigérians ont également perdu la vie au cours des combats.

Les bandes armées disposent de camps retranchés dans une vaste zone forestière qui s’étend sur plusieurs Etats du nord-ouest notamment Zamfara, Katsina, Kaduna, Sokoto et Kebbi ainsi que dans l’Etat de Niger. Ces zones servent de bases arrière pour préparer et lancer leurs attaques.

L’armée nigériane est déployée depuis plusieurs années dans cette région afin de lutter contre ces groupes criminels, mais les violences persistent. Les initiatives de dialogue et les programmes d’amnistie accompagnés d’indemnisations financières n’ont pas réussi à mettre fin aux attaques.

Parallèlement, la recrudescence des violences dans le pays a suscité des réactions à l’international. Le président américain Donald Trump a récemment dénoncé ce qu’il a qualifié de « génocide » visant les chrétiens au Nigeria, accusant les autorités d’inaction, des accusations rejetées par Abuja qui souligne que les victimes des violences appartiennent à différentes confessions.