Dans des allocutions solennelles et des communiqués, le président Abdelmadjid Tebboune et le chef des armées le général Saïd Chengriha, annonçaient la mort de militaires, présentés comme engagés dans une opération de lutte contre des groupes terroristes « sur le territoire national ».
Des versions officielles rapidement relayées par les médias publics, mais qui suscitent des interrogations dans les cercles diplomatiques et les services de renseignent occidentaux.
Selon les différents communiqués, les soldats auraient été tués lors d’affrontements dans des régions soi-disant sensibles ou reculées dans le Sud, saluant « leur courage et leur engagement pour protéger la nation contre la menace terroriste ».
Pourtant, plusieurs éléments viennent fragiliser ce récit.
D’après des sources sécuritaires, ces militaires auraient en réalité été déployés bien au-delà des frontières de l’Algérie, dans le cadre d’une mission non officielle au profit de l’Iran et au Sahel.
D’après ces sources, des groupes militaires ou des mercenaires ont été envoyés pour appuyer les gardiens de la révolution iranienne, le Hezbollah libanais et les jihadistes islamiques au Sahel.
Une implication déjà confirmée en Syrie et en Israël, qui va exposer le régime militaire algérien à de sérieuses répercussions.
Pour plusieurs observateurs, cette affaire illustre une pratique de plus en plus répandue : le recours à des opérations clandestines permettant aux États d’intervenir indirectement dans des conflits, tout en conservant une marge de dénégation.
Sur le plan intérieur, l’émotion reste vive. Des hommages ont été rendus aux soldats disparus, tandis que leurs familles, souvent tenues à l’écart des détails, se voient remettre des distinctions honorifiques.
Une source algérienne nous a confié que le double attentat survenu à Blida, en pleine visite du pape Léon XIV, perpétré par deux kamikazes, deux jeunes dépendants à des drogues dures, sans faire d’autres victimes que les assaillants eux-mêmes, étaient manipulés par les services sécuritaires militaires algériens, dans le but de faire croire que l’Algérie est menacée par le terrorisme.
L’armée algérienne annonce régulièrement avoir arrêté ou tué des «terroristes», terme utilisé par le régime pour désigner des islamistes armés, restés actifs depuis la guerre civile (1992-2002) ?
