Quarante-neuf personnes ont perdu la vie dans le désert du nord du Niger après la panne du camion qui les transportait, selon des informations rapportées jeudi 4 juin 2026 aux autorités de la région d’Agadez. Le drame s’est produit à environ 80 kilomètres à l’ouest d’Assamaka, dans la zone frontalière entre le Niger, le Mali et l’Algérie.
Les victimes faisaient partie d’un groupe d’une centaine de voyageurs nigériens en provenance du Mali. Elles regagnaient leur pays à l’approche de la fête afin de retrouver leurs familles.
Informé de la tragédie, le gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a dépêché sur place une mission conduite par le préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane. Accompagnée de responsables des Forces de défense et de sécurité, la délégation a rejoint la zone malgré les contraintes liées à l’éloignement et aux conditions sécuritaires du secteur.
Selon les premiers éléments recueillis sur place, le camion avait quitté la localité malienne de Telhandek, située à près de 300 kilomètres de la frontière nigérienne. Après s’être égaré dans le désert, le véhicule serait tombé en panne, laissant ses occupants bloqués pendant plusieurs jours dans un environnement particulièrement hostile.
Privés d’eau et incapables de remettre le camion en état de marche malgré les tentatives du chauffeur et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés confrontés à des conditions extrêmes. Les fortes chaleurs et l’absence de points d’approvisionnement ont rapidement réduit leurs chances de survie.
A leur arrivée, les membres de la mission ont découvert plusieurs dizaines de corps sans vie à proximité du véhicule immobilisé. Après évaluation de la situation, les autorités ont procédé à l’inhumation des 49 victimes dans des fosses communes aménagées sur place.
Deux personnes ont néanmoins survécu au drame. Selon les informations recueillies, elles ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d’atteindre un point d’eau, puis la localité d’Assamaka, où elles ont pu alerter les autorités.
Au nom du gouvernement nigérien, les autorités régionales ont exprimé leur profonde compassion aux familles endeuillées et formulé des prières pour le repos des victimes.
