Le Liberia a entamé le rapatriement volontaire de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, où une recrudescence de violences xénophobes visant des étrangers a conduit plusieurs pays africains à organiser le retour de leurs citoyens.
Un premier groupe de 17 Libériens est arrivé mercredi à l’aéroport international de Monrovia, marquant le début de cette opération mise en place par les autorités libériennes, selon le ministère des Affaires étrangères cité par des médias locaux.
Cette initiative fait suite à une série d’incidents ciblant des ressortissants de plusieurs pays africains installés en Afrique du Sud. Depuis plusieurs semaines, le pays connaît une nouvelle vague de tensions xénophobes, alimentant les inquiétudes des gouvernements africains quant à la sécurité de leurs ressortissants.
Face à cette situation, plusieurs États ont lancé des programmes de rapatriement volontaire. D’après les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 73.000 ressortissants zimbabwéens ont quitté l’Afrique du Sud entre la fin du mois de mai et le début du mois de juillet.
Le Malawi a, de son côté, annoncé avoir rapatrié près de 38.000 de ses citoyens en l’espace d’un mois. D’autres pays, dont le Nigeria, le Ghana, l’Ouganda, le Mozambique, le Kenya et la République du Congo, ont également facilité le retour de centaines de leurs ressortissants.
Les autorités libériennes n’ont pas précisé si d’autres vols de rapatriement étaient programmés, mais cette première opération s’inscrit dans un mouvement régional visant à protéger les citoyens africains confrontés aux violences xénophobes qui secouent actuellement l’Afrique du Sud.
