Le Rwanda veut accélérer la transition vers une agriculture plus productive et respectueuse de l’environnement. Les autorités ont lancé un programme de 5 millions de dollars destiné à étendre les pratiques d’agriculture de conservation à 600.000 hectares d’ici 2029.
Mis en œuvre sur quatre ans par le ministère de l’Agriculture, en collaboration avec l’Institut rwandais pour l’agriculture de conservation des ressources, le projet prévoit une progression par étapes. Quelque 100.000 hectares devraient être concernés dès la prochaine campagne agricole, avant une extension à 150.000 hectares supplémentaires, avec pour objectif final d’atteindre les 600.000 hectares ciblés.
Pour accompagner ce déploiement, le gouvernement a engagé la mobilisation et la formation de conseillers agricoles. Ces spécialistes auront pour mission d’appuyer les producteurs au niveau local et de favoriser l’adoption de nouvelles techniques culturales.
Le programme vise principalement à préserver les terres tout en améliorant leur rendement. La lutte contre l’érosion, la limitation du ruissellement des sols vers les cours d’eau et la restauration de leur fertilité figurent parmi les principales priorités.
Selon les responsables du conseil agricole, une meilleure gestion des sols devrait permettre d’accroître durablement la productivité des exploitations, tout en renforçant la protection des ressources naturelles.
Les projections de l’Institut rwandais pour l’agriculture de conservation des ressources tablent ainsi sur une hausse notable des rendements. Dans les conditions favorables, notamment grâce à l’utilisation de semences de qualité et à une gestion appropriée des terres, le maïs pourrait atteindre jusqu’à 7 tonnes par hectare.
Pour les haricots, le rendement pourrait s’établir autour de 1,6 tonne par hectare, contre des niveaux beaucoup plus faibles dans les sols fortement dégradés. Kigali entend ainsi concilier augmentation de la production agricole, restauration des terres et gestion durable des ressources naturelles.
