Plusieurs centaines d’habitants ont été contraints de quitter leur domicile dans l’État du Nil Bleu, au Soudan, le 5 octobre 2026, à la suite de nouvelles attaques imputées aux Forces de soutien rapide (FSR).
Les populations déplacées proviennent des localités de Jabal Al-Nimr et de Minza. Beaucoup d’entre elles se sont réfugiées à Al-Azaza. La poursuite des hostilités soulève de vives préoccupations quant à la protection des civils et à leur accès aux biens essentiels.
Cet exode intervient après l’annonce, le 3 octobre 2026, par l’armée soudanaise du repli d’une offensive conjointe menée par les FSR et par une faction alliée du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord contre Minza et la localité voisine de Bashkarkad.
Minza, située à l’est du barrage de Roseires, à proximité de la frontière éthiopienne, représente un point d’appui majeur pour la logistique et la défense militaires. Les affrontements se sont intensifiés dans le Nil Bleu tout au long de 2026. L’armée indique avoir repris le contrôle de plusieurs positions frontalières stratégiques, notamment Al-Karmak et Geissan, à l’issue de combats en juillet. Par ailleurs, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rapporté que près de 7 000 personnes, soit environ 1 400 familles, avaient fui Minza, Jabal Al-Nimr et Manshlong le 26 septembre 2026, en raison de la détérioration de la sécurité.
Le général de division Ismail Al-Tayeb Hussein, commandant de la 4ᵉ division d’infanterie, a inspecté les dispositifs militaires à Bilgoh et à Wad Al-Mahi. Il a réfuté les informations évoquant une progression imminente des FSR, assurant que les forces gouvernementales gardaient le contrôle de la zone.
