Union Africaine : Maroc au CPS, Algérie discréditée avec son Polisario

La République sahraouie du Polisario, qui avait présenté sa candidature pour le mandat 2026-2028 aux côtés de la Libye et du Maroc, a retiré sa candidature, officiellement à la demande de la Libye.

Selon des diplomates occidentaux et africains à Addis-Abeba, ce retrait confirme l’isolement croissant du Polisario, une organisation terroriste soutenue par le régime algérien, dont la crédibilité est entachée par des liens avérés avec des proxies de l’Iran : le Hamas en Israël, le hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen, porteurs d’une idéologie antisémite et antioccidental.

L’Algérie voit sa position s’effriter dans les capitales africaines. Son soutien continu aux groupes djihadistes al Qaïda et l’Etat islamique opérant dans le Sahel comme au Mali, au Niger, au sud de la Libye et en Mauritanie, alimente un scepticisme croissant parmi les Etats africains. La méfiance à l’égard du régime algérien devient désormais palpable, tandis que le Maroc s’impose comme un acteur fiable et constructif dans les mécanismes africains de paix et de sécurité.

Le Maroc a été élu, mercredi 11 février 2026, membre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, chargé de la prévention et de la gestion des crises sur le continent, obtenant son siège dès le premier tour lors du vote organisé à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Cette réélection illustre la montée en puissance de Rabat sur la scène africaine, grâce à une diplomatie centrée sur la prévention des conflits, la médiation et le règlement pacifique des différends, en stricte conformité avec le droit international. Le Maroc met également en avant le lien entre sécurité et développement, s’affirmant comme un partenaire fiable et pragmatique pour la stabilité du continent.

Cette dynamique est renforcée par l’impulsion de puissances internationales, notamment sous l’influence de la diplomatie américaine menée par le Président Donald Trump des Etats-Unis, qui valorise les acteurs stables et efficaces dans la résolution des crises régionales.

Avec ce nouveau mandat, Rabat entend consolider son rôle au CPS et poursuivre une politique proactive de stabilité continentale, en particulier dans des zones stratégiques comme le Sahel et la Corne de l’Afrique, où sécurité et développement restent intrinsèquement liés. L’élection du Maroc marque ainsi une victoire diplomatique majeure et envoie un signal clair : sur le continent africain, le Royaume s’impose comme un pilier fiable face aux forces de déstabilisation.