Les forces armées nigériennes ont annoncé mercredi avoir neutralisé une tentative d’attaque visant une installation stratégique de l’oléoduc dans l’est du pays. Des images diffusées à l’appui de leur communiqué montrent du matériel abandonné et des véhicules attribués aux assaillants. Le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), accusé d’être à l’origine de l’offensive, affirme pour sa part avoir infligé d’importantes pertes aux forces de sécurité.
D’après l’état-major, le site de la China National Petroleum Corporation (CNPC) à Djibeilla, dans le bloc pétrolier d’Agadem, a été pris pour cible mardi après-midi par des combattants arrivés à bord d’une dizaine de véhicules. L’armée évoque une riposte « rapide et déterminée » ayant contraint les assaillants à se retirer précipitamment, laissant derrière eux armes et équipements. Les forces nigériennes affirment les avoir poursuivis en direction du Tchad.
Le MPLJ, groupe armé se réclamant du président déchu Mohamed Bazoum, renversé en juillet 2023, livre une version différente des faits. Dans un communiqué, il soutient avoir causé la mort d’« au moins 24 soldats » et endommagé des infrastructures pétrolières. Ce bilan n’a pas été confirmé par des sources indépendantes. Le mouvement reconnaît néanmoins la perte d’un de ses combattants et l’immobilisation d’un véhicule.
Long de près de 2 000 kilomètres, l’oléoduc relie les champs pétrolifères nigériens au port béninois, constituant un axe économique vital pour les deux pays, partenaires de la société publique chinoise CNPC.
