Niger : Une situation sécuritaire maîtrisée 

Le ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, a affirmé que la situation sécuritaire du Niger est « calme et sous contrôle », lors d’une interview accordée le 18 avril 2026 à la télévision nationale (RTN).

Il a rappelé que son ministère a pour mission essentielle de garantir l’intégrité du territoire et de protéger les institutions contre toute menace, interne comme externe. À ce titre, plusieurs plans et une stratégie globale ont été mis en place pour répondre efficacement à ces enjeux.

Depuis les événements du 26 juillet 2023, le Niger a fait le choix d’assumer pleinement sa souveraineté sécuritaire. Cette orientation implique une mobilisation accrue des Forces de défense et de sécurité, notamment l’armée et la gendarmerie. Selon le ministre, environ 23 000 hommes sont déployés en permanence sur le terrain dans le cadre des opérations nationales.

Le dispositif repose sur une organisation combinant décentralisation et coordination centrale. Les commandements locaux disposent d’une certaine autonomie dans la conduite des opérations, tandis qu’une coordination stratégique est assurée au sommet pour harmoniser l’action des différentes forces.

Le général Salifou Mody a également tenu à rassurer la population, affirmant que toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité et la tranquillité des citoyens. Il a insisté sur les réformes engagées pour renforcer les capacités nationales, soulignant qu’il est risqué de déléguer la sécurité du pays à des puissances étrangères.

Concernant les critiques liées à la lenteur d’intervention des forces en cas d’attaque, il a évoqué les contraintes liées à l’immensité du territoire, au nombre limité de personnels et à l’enclavement de certaines zones.

Le Niger compte environ 32 000 villages, sans compter les communautés nomades, ce qui rend impossible une présence permanente partout.

Pour y remédier, la stratégie nationale mise sur une plus grande implication des communautés locales, une responsabilisation des autorités régionales et une meilleure circulation de l’information, afin de permettre des interventions plus rapides et efficaces.