Au moins 17 personnes ont été tuées dans une attaque menée par des jihadistes dans le nord-est du Nigeria, selon des témoins et des membres de groupes d’autodéfense. Les victimes, originaires de la ville de Gwoza, dans l’État de Borno, s’étaient rendues en brousse pour collecter du bois de chauffage et travailler leurs champs lorsqu’elles ont été prises dans une embuscade.
Malgré la reprise de la ville par l’armée en 2015, après l’occupation de vastes zones par le groupe Boko Haram, la région reste instable. Les combattants jihadistes, retranchés dans les montagnes environnantes, continuent de représenter une menace persistante.
Ces derniers mois, les violences se sont intensifiées avec des attaques répétées menées par Boko Haram et le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest, visant aussi bien des villages que des positions militaires. Ces offensives ont fait de nombreuses victimes, y compris au sein des forces armées.
Le bilan de l’attaque varie légèrement selon les sources : les autorités locales évoquent 17 morts, tandis que des membres d’un groupe d’autodéfense affirment avoir retrouvé jusqu’à 20 corps. Plusieurs habitants ont également témoigné de la violence de l’assaut, survenu au moment où les agriculteurs se préparent pour la saison des semailles.
Depuis le début de l’insurrection jihadiste il y a près de 17 ans, plus de 40 000 personnes ont été tuées et environ deux millions d’habitants ont été déplacés dans cette région, selon l’Organisation des Nations Unies.
Ces attaques surviennent malgré les récentes opérations militaires annoncées par l’armée nigériane. Celle-ci affirme avoir éliminé une trentaine de combattants jihadistes lors de frappes aériennes autour du lac Tchad, et repoussé plusieurs assauts coordonnés dans différentes localités de l’État de Borno.
