Une importante marche suivie d’un rassemblement populaire s’est tenue le 14 mai 2026 à Tillabéri, dans l’ouest du Niger, à l’initiative des Forces vives de la région du fleuve. Cette mobilisation visait à réaffirmer l’adhésion des populations aux orientations des autorités de la Refondation ainsi qu’aux peuples de l’Alliance des Etats du Sahel.
Autour du gouverneur de la région, le colonel Maïna Boukar, de nombreuses composantes de la société étaient présentes, notamment les autorités administratives, coutumières et religieuses, les Forces de défense et de sécurité, des organisations de la société civile ainsi qu’une forte participation de jeunes.
Les participants ont exprimé leur soutien aux plus hautes autorités du pays, notamment au général Abdourahamane Tiani, au Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, ainsi qu’au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie.
Prenant la parole, le représentant des Forces vives, Hama Oumarou, a dénoncé la dégradation de la situation sécuritaire dans l’espace sahélien, tout en appelant à une mobilisation accrue pour défendre la souveraineté et les idéaux de la Refondation. Il a également condamné les attaques récentes dans la région, notamment celles survenues au Mali.
Les organisateurs ont insisté sur la nécessité d’un engagement patriotique renforcé, estimant que la réussite du processus en cours passe par une transformation des comportements et une amélioration de la gouvernance.
De son côté, le gouverneur Maïna Boukar a salué l’ampleur de la mobilisation, y voyant un signe clair du soutien populaire aux autorités. Il a encouragé la population à collaborer davantage avec les forces de sécurité, notamment à travers le renseignement citoyen, tout en appelant à la reprise des activités économiques, en particulier agricoles.
Il a également insisté sur l’importance de préserver l’unité nationale face aux tentatives de division, rappelant que la stabilité du pays repose sur la cohésion sociale.
Enfin, les autorités locales ont exprimé leur solidarité avec le peuple malien, réaffirmant la nécessité de renforcer la coopération au sein de l’AES face aux défis sécuritaires communs.
