Syrie : Des éléments du Polisario réclament leur retour au Maroc après la chute du régime de Bachar el-Assad

Après une cinquantaine d’année, le Polisario, un groupe terroriste, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un bouleversement géopolitique inattendu.

La chute du régime de Bachar el-Assad par le président Ahmed al-Charaa, a totalement changé la situation.

Le nouveau en Syrie avait lancé une vaste campagne d’arrestations visant les anciens responsables sécuritaires et leurs alliés étrangers.

Plusieurs dizaines du Polisario, des militaires algériens et des iraniens, ont été arrêtés dans la capitale et dans des bases militaires abandonnées.

Selon des sources locales, une demande inattendue, les éléments du Polisario, ont demandé à être transférés vers leur pays d’origine le Maroc ou la Mauritanie et non en Algérie.

Le Maroc avait annoncé une amnistie générale et une nouvelle page de réconciliation nationale, permettant le retour de tous les enfants du pays qui souhaitent abandonner définitivement la lutte armée.

Les dirigeants du Polisario, sur instruction du régime militaire algérien, avaient envoyé une centaine de Sahraouis en Syrie, dirigé à l’époque par le président Bachar al-Assad, comme force auxiliaire expérimentée dans sa guerre interne contre l’opposition, selon les services de renseignent israéliens.

Selon plusieurs observateurs internationaux, les milices du Polisario formées par les gardiens de la révolution iranienne dans la guerre asymétrique, ont participé à des opérations militaires aux côtés des forces de Bachar, dans plusieurs provinces stratégiques.

Des rapports d’ONG évoquaient déjà des arrestations arbitraires et des disparitions forcées attribuées aux services du régime déchu.

Pendant ce temps, dans les prisons provisoires de la Syrie, les anciens combattants du Polisario attendent désormais de connaître leur sort, entre extradition, procès internationaux et retour possible vers une terre qu’ils avaient quittée en ennemis.

Historiquement, le Polisario est une création du président de la Libye Mouammar Kadhafi et du régime militaire algérien en 1973, qui a était installé à Tindouf, en Algérie.