Le commandant et chef de la Première Brigade de Réserve de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) et membre du Secrétariat national du Front Polisario, Lehbib Mohamed Abdelaziz, est décédé dimanche 7 juin 2026 avec deux de ses compagnons d’armes. L’annonce a été faite par l’agence Sahara Press Service (SPS), organe de communication du Polisario.
Selon le ministère sahraoui de la Défense, l’officier, âgé de 37 ans, serait tombé lors d’affrontements contre les forces marocaines au niveau du dispositif de défense marocain, présenté par le Polisario comme le « mur de la honte ».
Toutefois, une autre version des faits est avancée par un témoin dont l’identité n’a pas été rendue publique pour des raisons de sécurité.
Selon ce dernier, Lehbib Mohamed Abdelaziz a été tué par des éléments du Polisario fidèles à Brahim Ghali, avec l’implication d’agents des services de sécurité algériens.
Toujours selon cette source, le responsable sahraoui prévoyait de rencontrer, le 7 juin 2026, l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, en visite dans les camps de Tindouf en Algérie, dans le cadre de sa tournée régionale.
Le témoin affirme que Lehbib Mohamed Abdelaziz envisageait d’exprimer son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental.
Selon la même personne à l’origine de ces révélations, son identité ne sera rendue publique que dans le cadre d’une enquête indépendante sur les circonstances de la mort de Lehbib Mohamed Abdelaziz.
Pour des raisons de sécurité, il affirme avoir pris des dispositions afin que son témoignage complet et les éléments qu’il dit détenir soient transmis à des instances compétentes à Genève si une procédure d’investigation venait à être engagée. Le témoin soutient être prêt à collaborer avec toute commission d’enquête internationale ou tout mécanisme mandaté pour faire la lumière sur cette affaire.
