Un important réservoir d’essence a été incendié puis détruit lundi à Zawiya, dans l’ouest de la Libye, après avoir été pris pour cible par des individus non identifiés, a annoncé la Compagnie nationale de pétrole (NOC).
Le réservoir 402-T, exploité par Brega Oil Marketing pour le stockage de carburant, contenait près de 4,5 millions de litres d’essence au moment de l’attaque. Selon la NOC, l’incident représente une menace sérieuse pour les infrastructures pétrolières voisines ainsi que pour les zones environnantes.
Les services de secours sont rapidement intervenus pour maîtriser les flammes et refroidir les installations adjacentes afin d’éviter une propagation de l’incendie. Des cas d’inhalation de fumée ont été signalés, mais aucune personne grièvement blessée n’a été recensée, selon les autorités libyennes.
Le site concerné se trouve dans l’enceinte de la raffinerie de Zawiya, la deuxième plus importante du pays, avec une capacité de traitement de 120 000 barils de pétrole par jour.
La NOC a fait état d’une série d’incidents similaires ces derniers jours. Samedi, un réservoir de diesel avait été visé dans la même zone, tandis qu’une usine de dessalement d’eau avait été attaquée dimanche. Face à cette succession d’attaques, la compagnie pétrolière nationale a décrété l’état d’urgence et réclamé l’ouverture d’une enquête.
Brega Oil Marketing a, de son côté, appelé l’ensemble des parties à mettre fin aux hostilités et à préserver les installations pétrolières et les dépôts de stockage.
La commission de l’Energie et des Ressources naturelles de la Chambre des représentants a fermement condamné l’attaque, estimant que les infrastructures pétrolières constituent un pilier de l’économie nationale. Elle a exhorté les autorités à renforcer leur protection, avertissant que de tels actes compromettent directement la sécurité et la stabilité du pays.
La Libye, qui possède les plus importantes réserves pétrolières d’Afrique, reste profondément divisée depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux pouvoirs rivaux se disputent actuellement le contrôle du pays, l’un basé à Tripoli et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, l’autre établi dans l’Est sous l’autorité du maréchal Khalifa Haftar.
