La tentative de ciblage de La Mecque par un drone hostile, intercepté le 15 septembre 2026, une menace visant le lieu le plus sacré de l’islam, la réaction attendue de l’Algérie devrait être sans ambiguïté de condamner l’attaque, ses responsables et réaffirmer le droit de l’Arabie saoudite à défendre son territoire et les Lieux saints.
L’Algérie a condamné l’attaque. Elle a réaffirmé sa solidarité avec Riyad et défendu la souveraineté saoudienne. Mais elle n’a pas nommé la responsable organisation terroriste Houthis du Yémen, Ansar Al islam.
Cette retenue contraste avec les déclarations de plusieurs autres capitales, qui ont explicitement condamné l’organisation concernée.
Une question se pose : pourquoi Alger choisit-elle de rester aussi générale lorsqu’un sanctuaire aussi symbolique est menacé ?
Cette interrogation prend une autre dimension en raison des informations documentées qui circulent depuis plusieurs années concernant des installations ou des bases iraniennes secrètes en Algérie et la présence des membres Houthis, du Hamas, des rebelles africains ainsi que les gardiens de la révolution de l’Iran dans le pays.
Selon les observateurs internationaux, lorsqu’une organisation liée à l’Iran est accusée d’avoir menacé le territoire saoudien ou autre, toute interrogation antérieure concernant les contacts ou infrastructures iraniennes en Algérie pose problème.
D’après un officier algérien, la diplomatie algérienne affirme sa solidarité totale avec l’Arabie saoudite. « Très bien ». Toutefois, plusieurs gendarmes et militaires algériens chargés d’assurer la sécurité de trois bases iraniennes installées dans des casernes en Algérie auraient été écartés ou emprisonnés sur ordre du général Saïd Chengriha, à l’insu du président Abdelmadjid Tebboune, pour différents motifs visant à préserver le secret.
« Riyad est nommé. La souveraineté saoudienne est défendue. La Mecque est protégée dans les mots. Mais l’auteur de la menace reste hors champ. Comme si l’on pouvait condamner la balle sans regarder qui tient le fusil ».
