Le déficit commercial de la Tunisie s’est établi à 17,8 milliards de dinars, soit environ 5,30 milliards d’euros, au terme des huit premiers mois de 2026, contre 14,6 milliards de dinars sur la même période de 2025. Il affiche ainsi une progression de 21,9%, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS).
Cette dégradation s’explique principalement par l’accélération des importations, qui ont augmenté de 11,6% pour atteindre 62,52 milliards de dinars, contre 56,01 milliards un an auparavant.
La hausse des achats à l’étranger a concerné plusieurs catégories de produits, notamment les biens énergétiques et alimentaires, les équipements et biens de consommation, ainsi que les matières premières et les demi-produits.
Dans le même temps, les exportations ont enregistré une progression de 8,2%, passant de 41,3 milliards de dinars à fin août 2025 à 44,67 milliards de dinars cette année. Cette évolution a été principalement soutenue par les industries mécaniques et électriques, les industries agroalimentaires et le secteur énergétique.
Certaines filières ont toutefois connu un repli de leurs ventes à l’étranger. Les exportations du secteur des mines, des phosphates et de leurs dérivés ont reculé de 12%, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,8%.
Cette détérioration intervient après un creusement de 13,4% du déficit commercial tunisien en 2025, selon la Banque mondiale.
Sur le front de la croissance, l’économie tunisienne a également marqué un léger ralentissement au deuxième trimestre 2026. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,3% sur un an, contre 2,6% au premier trimestre.
