Depuis la libéralisation du taux de change de la livre égyptienne et les récentes mesures prises par le gouvernement d’Al Sissi pour redresser les équilibres macro-économiques, le pays des pharaons s’enfonce de jour en jour dans la crise économique, une situation illustrée notamment par une inflation galopante.

Avec près de 24% en décembre 2016 et plus de 30% en janvier 2017, l’inflation en Egypte continue sa  montée vertigineuse. Alors qu’il n’était que de 13% il y a quatre mois, le taux d’inflation de la livre égyptienne a marqué un bond spectaculaire.

Cette inflation a été parallèlement marquée par une dépréciation de la valeur de la livre égyptienne sur les marchés internationaux. Depuis octobre 2016, la monnaie égyptienne a perdu la moitié de sa valeur. Un constat en partie dû au plan de réformes économiques imposé par le Fonds Monétaire International (FMI) au gouvernement égyptien.

L’institution de Bretton Woods a en effet décidé d’accorder une ligne de prêts de 12 milliards de dollars au pays des pharaons en échange de l’application de mesures drastiques destinées en principe à stabiliser les indicateurs macro-économiques.

Cette situation se traduit toutefois par des dommages collatéraux. Les produits de première nécessité importés tels que la farine de blé, le riz, le sucre ou encore le café, ont vu leurs prix augmenter jusqu’à 80% en l’espace de quelques mois seulement.

Les denrées alimentaires subissent globalement une hausse des prix de 40%. Les couches sociales les plus démunies sont donc les premières touchées par les effets  néfastes de cette hausse des prix.

Dans le sillage des décisions annoncées par le gouvernement, cette situation pourrait empirer dans les mois à venir, sachant qu’une deuxième vague de restrictions budgétaires va bientôt entrer en application. Le FMI prévoit notamment une augmentation de la TVA et un arrêt total des subventions accordées par l’Etat égyptien aux produits de grande consommation.

 

 

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